Titre

Das Gold der Maya

Auteurs Sylvie Barc  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’auteur

Juan Rodriguez  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’auteur
Éditeur Kosmos  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’éditeur
Année 1997
Joueurs 2 à 4
Public ados, adultes
Durée 45 min
Caractéristique variante
Mécanismes bluff, choix simultané, enchères, mémoire
Thèmes Amérique précolombienne, exploration, histoire
Emplacements jeu commençant par G, réserve G
Règle du jeu
Ressources


Le jeu sur BoardGameGeek


Galerie photos sur BoardGameGeek


Le jeu sur Tric Trac
· Prédécesseurs · Successeurs · Parenté · Biblio · Ressources

Das Gold der Maya (L'Or des Mayas), qui est paru en 1997, n'a pas connu un très grand succès, et a rapidement disparu des rayons de nos vendeurs-conseils préférés. La qualité du jeu n'est pourtant nullement en cause.

Le jeu a été conçu au départ sur le thème de la création des planètes par les dieux. La mode étant aux civilisations perdues, l'éditeur décidait de transposer le jeu dans un thème de trésors mayas, sans nous convaincre tout à fait : il est curieux de voir des archéologues se partager des morceaux de trésors en les jouant à Stupide Vautour ! Il est vrai que les allemands se soucient peu des thèmes dans leurs jeux.

  

Chacun essaye de créer un cercle complet, le plus parfait possible : il faut qu'il contienne à la fois de riches éléments, et qu'il soit le plus homogène possible. Il existe cinq éléments dans la hiérarchie croissante : pierre, jade, bronze, argent et or. Chaque élément est présent sur 12 morceaux : 2 quarts de disque, 4 huitièmes et 6 sixièmes de disque. Au dos de la moitié des éléments se trouve l'élément suivant de la hiérarchie, et au dos de l'autre moitié se trouve l'élément précédent. Pour boucler la boucle, l'élément le plus cher, l'or, est suivi par l'élément le moins cher, la pierre.

Les morceaux sont mélangés dans un sac. Les trois premiers éléments sont sortis, et le premier est proposé aux enchères. Les enchères sont simultanées, comme dans Stupide Vautour !. Le meilleur enchérisseur emporte la pièce et la paye au plus petit enchérisseur. Les ex-æquo s'éliminent mutuellement. Le joueur qui vient d'acquérir un morceau doit maintenant le placer sur son socle, après avoir pris connaissance de sa face cachée, en respectant des règles strictes de voisinage.

Le jeu est beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît, car les paramètres sont nombreux. La mémoire intervient pour déterminer si le morceau en vente peut ou non vous intéresser : s'agit-il de la pièce bicolore qui vous intéresse ou est-elle déjà passée ? Les règles de connexion sont assez complexes. Il n'est pas rare qu'on retourne ses pièces dans tous les sens en rageant, car ce faisant, on montre tout aux adversaires. Les morceaux ne complètent pas forcément un disque : les tiers et les quarts ont du mal à cohabiter, ce qui a valu au jeu de mauvaises critiques de la part d'Étasuniens pas bien finis, qui déploraient qu'on ne puisse pas tout placer. Ils n'avaient pas compris que pour tout placer, il ne faut pas tout acheter ! Il faut également gérer son argent, et parfois décider d'en gagner un peu.

Le jeu est donc très intelligent et, tout le monde en convient, très beau. D'où vient alors le manque d'enthousiasme des acheteurs ? À mon avis, de deux raisons :
Les mécanismes du jeu, s'ils sont complexes, n'en sont pas moins répétitifs, ce qui n'est pas gênant pour un jeu d'enchères. Le succès de Stupide Vautour !, For Sale ou Serengeti le confirme, si besoin était. Mais ce genre de jeu aurait dû bénéficier d'une édition plus légère, avec des morceaux plus petits, qui l'aurait placé dans une gamme de prix plus abordable. Le type de format choisi correspond plus à des « grands jeux », avec un tablier, des tuiles, des petits pions qui se baladent etc.
L'autre élément qui a nui au succès de l'Or des Mayas est le nombre de joueurs. Un jeu d'enchères a besoin d'un nombre de joueurs important pour fonctionner. Le jeu est annoncé pour 2 à 4 joueurs, mais n'est vraiment passionnant qu'à 4 joueurs. On se met à regretter qu'il n'ait pas été développé pour 4 à 6 joueurs, mais dans ce cas, on tombe sur un problème de nombre de pièces.

Il est regrettable que Das Gold der Mayas soit aussi rapidement tombé dans l'oubli, car le jeu est vraiment bon à 4 joueurs. Mais peut-être s'agissait-il d'une édition un peu chère pour un public limité et un nombre de joueurs trop précis.

Variantes

Prix des perles

Devant la difficulté pour terminer un disque, certains joueurs s'orientent vers l'accumulation des perles. Si personne ne parvient à acheter les morceaux nécessaires à la construction d'un disque, il est parfois possible qu'un joueur gagne simplement parce qu'il a accumulé les perles. Une façon de vaincre cette déviation est d'adopter la variante proposée dans les règles officielles. Plusieurs joueurs et critiques ont également proposé que le prix des perles à la fin de la partie soit ramené de 1 point à ½ point, voire à 0 point.

Disque bicolore (variante Escale à jeux)

Les joueurs peuvent convenir de donner une prime de 5 points pour un disque ne présentant que deux couleurs.

Merci à Sylvie Barc, qui m'a très gentiment offert une boîte de l'Or des Mayas.

· Prédécesseurs · Successeurs · Parenté · Biblio · Ressources

Vous n’êtes pas connecté(e)

Déjà membre : Connectez-vous ou demandez un mot de passe
Pas encore membre : Créez un compte
 

François Haffner
avant 2009