Titre

MIL (1049)

Auteur Firmino Martinez  
Éditeurs Homoludicus  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’éditeur

Iello  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’éditeur
Année 2011
Joueurs 2 à 5
Public ados, adultes
Durée 1 h 30
Mécanismes économie, gestion, enchères, imagination, majorité, progéniture
Thèmes bagarre et baston, histoire, Moyen Âge
Emplacements jeu commençant par M, réserve M
Règle du jeu
Vidéorègle
Ressources


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Si MIL (1049) s'appelle ainsi, c'est en raison d'un jeu d'esprit basé sur l'écriture romaine : « MIL » signifierait ici « 1049 », soit mille (M) plus cinquante moins un (IL). Bien entendu, ce type d'écriture n'est pas valable. Quarante-neuf s'écrit « XLIX ». Selon la même règle, « 1999 » s'écrit « MCMXCIX », et non « IMM », même si cette graphie emporterait probablement l'adhésion du SYRTAPI (syndicat romain des tailleurs de pierre).

Une autre curiosité de MIL (1049), c'est le matériel. Les traditionnels « meeples » et « kubenbois » qui meublent nombre de boîtes contemporaines sont ici en matière plastique, ce qui fait hurler au scandale certains joueurs.

Mais ce qui nous intéresse, c'est le jeu. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il fourmille de mécanismes intéressants. On retrouve des grands classiques, comme les enchères à poing fermé ou en un tour ou les majorités avec départage en faveur du premier placé.

Ce qui fait l'attrait de MIL (1049), c'est surtout son système de gestion du temps. Les actions de recrutement de soldats ou de récolte des ressources fatiguent les chevaliers qui les réalisent. Ils vieillissent et finissent par mourir. Il faut donc qu'ils aient pris garde d'assurer leur descendance au préalable. Une descendance mâle, bien sûr ! Pour cela, il faut procréer. Le résultat est parfois une fille, ce qui est bien encombrant car il faudra la caser, soit au couvent, soit auprès du premier-né d'un autre chevalier.

Un autre mécanisme intéressant, c'est la vassalisation. Pas facile à mettre en œuvre, elle assure au suzerain qui y parvient des revenus réguliers, et parfois extraordinaires si le vassal développe son domaine. Le vassal y trouve aussi son compte : il a moins besoin de protéger ses terres, car si son suzerain ne l'aide pas en cas d'agression, ils subiront tous les deux des pertes. La relation féodale est donc très subtile, et bien la comprendre donne les clés du jeu.

Une aide est fournie, très synthétique et assez obscure. On passe donc pas mal de temps à relire les règles et il faudra plusieurs parties pour bien les assimiler. Cependant, MIL (1049) présente largement assez d'innovations et d'intérêt pour qu'on y rejoue avec plaisir.

Le jeu peut se trouver dans les meilleures boutiques en version anglo-espagnole. Une édition française devrait voir le jour, mais on n'en connaît pas encore la date. En attendant, je vous propose une traduction française que j'espère assez fidèle.

Bibliographie

  • Plato n° 59 Afficher le sommaire
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    dans « Plato n° 59 »
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François Haffner
8 janvier 2012