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Titre | Lost Cities |
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Auteur | Reiner Knizia site officiel de l’auteur |
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Éditeur | Iello site officiel de l’éditeur |
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Année | 2008 | |||
Joueurs | 2 à 4 | |||
Public | enfants, ados, adultes | |||
Durée | 45 min | |||
Caractéristique | cartes | |||
Mécanismes | levées, levées progressives | |||
Thèmes | exploration, histoire | |||
Emplacement | étagères du rayon L | |||
Règle du jeu | ||||
Ressources | ||||
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Lost Cities - Le Jeu de plateau s’inscrit dans une généalogie claire. On part du célèbre jeu Les Cités perdues, ce duel tendu où deux explorateurs s’engagent dans des expéditions, chacun jaugeant le moment exact où poser ses cartes malgré le risque d’un départ coûteux. Reiner Knizia y avait trouvé l’équilibre rare entre simplicité mathématique et tension dramatique : chaque carte posée était à la fois un progrès et un pari. Avec Keltis, le même principe – séquences croissantes ou décroissantes de cartes – fut élargi pour devenir un jeu de plateau familial, où plusieurs pouvaient participer, avec des objectifs communs sur un parcours. Plus accessible, plus fluide, mais on perdait le thème initial, ce qui était un peu dommage. La version Lost Cities - Le Jeu de plateau, pour 4 joueurs, tente d’occuper un entre-deux. Elle retrouve l’univers des expéditions, et cherche à reproduire l’intensité du duel dans un cadre multijoueur. Là réside son mérite… et sa limite. On retrouve bien la lisibilité et la pureté des règles, signature de Reiner Knizia. Les sensations de prise de risque sont encore présente. Le jeu s’adapte bien à un public large : les parties sont rapides et les tours fluides. Mais la tension frontale du duel se dilue à quatre. Ce qui faisait l’essence de Cités Perdues – surveiller une seule main adverse et peser chaque défausse – disparaît un peu. À plusieurs, la probabilité qu’une carte importante circule ou disparaisse sans qu’on puisse rien y faire est grande. Lost Cities - Le Jeu de plateau se vit comme une tentative honorable de socialiser un bijou de duel. On apprécie le retour au thème initial mais si l’on cherche la quintessence du risque et du contretemps, c’est toujours du côté du face-à-face du jeu initial, Les Cités perdues, que va notre préférence. |
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