Titre

Mysterium

Auteurs Oleksandr Nevskiy  
Oleg Sidorenko  
Éditeur Libellud  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’éditeur
Année 2015
Joueurs 2 à 7
Public ados, adultes
Durée 1 h
Caractéristique multiprimé
Mécanismes coopération, dessine et devine, expression, imagination
Thèmes fantômes, gangsters, policiers, vampires et monstres
Emplacements étagères du rayon M, jeu commençant par M, rayon M
Festival de Cannes Jeu de l’année 2016
Deutscher Spiele Preis 5e prix 2016
Les Trois Lys Lys Grand Public 2016
Swiss Gamers Award 4e Prix 2015
Site officiel
Règle du jeu
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On a souvent entendu comparer Mysterium à un mélange de Dixit et de Cluedo. Une affiliation à deux jeux aussi fameux ne peut qu'être alléchante. Mysterium rappelle effectivement Dixit en ce sens qu'on y communique à l'aide d'images où chacun voit ce qu'il veut. Il n'y a par contre aucune ressemblance avec Cluedo, si ce n'est au niveau du thème et de l'objectif : trouver qui est l'assassin, dans quelle pièce et avec quel instrument. La différence entre les deux jeux est fondamentale : Cluedo est un jeu de déduction tandis que Mysterium est un jeu coopératif et de communication.

Mysterium se déroule en deux phases.

D'abord, les médiums réunis dans le manoir du crime doivent identifier chacun un suspect, un lieu et une arme. Ceux-ci ont été tirés au sort et se trouvent disséminés parmi d'autres propositions, en nombre d'autant plus important que vous aurez choisi de corser ou non la difficulté. Ils disposent pour cela de sept tours de jeu. L'un des joueurs, qui joue le fantôme du disparu, a un rôle particulier : c'est lui qui envoie les messages permettant aux uns et aux autres de trouver les éléments de leur hypothèse, mais il ne peut le faire qu'à l'aide d'images. C'est là toute la puissance du jeu. Alors que dans Dixit on faisait deviner un mot ou une phrase par une image, ici on fait deviner une image à l'aide d'autres images. La difficulté est d'autant plus grande que le fantôme ne dispose que de sept cartes en main et, parfois, il a bien du mal à trouver ce qui pourrait bien les rapprocher de celles à découvrir. Mais, bon an mal an, on arrive la plupart du temps à attribuer à chaque médium sa triplette de cartes. Du moins au niveau facile.

La deuxième phase est beaucoup plus problématique. Les hypothèses ayant été regroupées et numérotées, le fantôme va maintenant envoyer trois images qui sont censées faire deviner l'une de ces hypothèses, préalablement tirée au sort. Les joueurs pourront voir de une à trois cartes selon le niveau de clairvoyance qu'ils auront atteint lors de la première phase. Cette phase est clairement la plus difficile. Du moins pour le fantôme qui doit bien observer toutes les hypothèses avant de choisir quelles images il va montrer. Il ne doit pas uniquement regarder le coupable mais aussi les autres. Si, par exemple, il envoie une image avec un chapeau en espérant faire deviner le suspect qui porte un chapeau, il doit prendre garde à ce qu'aucun autre suspect ne porte de chapeau !

 

La fin de partie, et particulièrement la deuxième phase, montre de grandes différences avec le jeu original ukrainien « Містеріум ». Dans le jeu original, les médiums disposaient de 7 tours de jeu pour réaliser la phase 1 et la phase 2. Si, par exemple, tous les médiums parvenaient à constituer leurs hypothèses dès le quatrième tour, ils disposaient alors de trois tours pour trouver le coupable et ils pouvaient donc se tromper deux fois. Cette conclusion a probablement été jugée trop indulgente et trop facile. Il paraît qu'on gagnait assez facilement. La fin de partie de la version présente est nettement plus difficile. Pour ma part, je la trouve trop hasardeuse, surtout quand un grand nombre de joueurs participent et que les hypothèses sont nombreuses.

Mais il est probable qu'après quelques parties, les médiums et les fantômes progressent. J'ai toutefois constaté que quelle que soit l'issue de la partie, victoire ou défaite, les participants sont toujours ravis d'avoir joué.

 

François Haffner
Paul Lequesne
18 octobre 2015