Titre

Time is Money

Auteurs Roberto Fraga  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’auteur

Lucien Geelhoed  
Éditeur Ravensburger  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’éditeur
Année 2003
Joueurs 2 à 5
Public enfants, ados, adultes
Durée 15 min
Caractéristiques dés, innovation, variante
Mécanisme rapidité, vivacité
Emplacements étagères du rayon T, jeu commençant par T, rayon T
Règle du jeu
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Avec Time is Money, on se retrouve encore une fois devant un jeu que seul Roberto Fraga pouvait imaginer. En fait, ils s'y sont mis à deux, avec Lucien Geelhoed. Tous deux avaient déjà publié un jeu chez Ravensburger : Tops pour Roberto Fraga et Gruselino pour Lucien Geelhoed.

Time is Money peut se jouer de deux à cinq. En fait, la seule chose qui limite le nombre de joueurs, c'est qu'on joue chacun à son tour, et que le temps risque de paraître long à plus de cinq joueurs. Ce « chacun joue à son tour, les autres regardent » est d'ailleurs le principal, et peut-être même le seul, défaut du jeu.

Le reste n'est que bonheur ! Six dés sont marqués des nombres 10, 20, 30, 40, 50 et 60. Sur trois d'entre eux, le signe « + » remplace le nombre 10.
Chacun va jouer trois manches, respectivement de dix, vingt et trente secondes. Il s'agit pendant ce temps de jeter les dés, et de ramasser les billets qui n'apparaissent que sur un seul dé au maximum. Lorsqu'on pense que le temps est écoulé, on dit « Stop » et celui qui tenait le chrono annonce alors le temps réellement écoulé. Si vous avez dépassé, il faudra rendre 20 par seconde en trop. Si vous vous êtes arrêté trop tôt, il faut rendre 10 par seconde. Et si vous avez terminé pile dans les temps, vous encaissez 60 de bonus ! Les dés « + » que vous avez éventuellement conservés vous offrent cinq secondes supplémentaires.

Time is Money est facilement stressant : il faut à la fois égrener les secondes et surveiller les dés qui tombent. Ceux qui ont un chronomètre dans la tête sont avantagés. Et surtout, ne faites pas comme moi : ne vous jetez pas sur les dés pour vous apercevoir quelques secondes plus tard (mais combien ?) que vous avez oublié de compter le temps qui passait.

Time is Money vaut largement vos suffrages. Son côté un peu solitaire a failli l'empêcher de voir briller les fameux et convoités deux . Mais je me suis dit que ce serait vraiment injuste pour un si bon jeu, qui met réellement de la gaieté autour de la table. Et puis, rien dans la règle n'interdit aux autres joueurs de parler, chanter ou de compter (éventuellement n'importe comment) à haute voix ! Il est prudent que les joueurs conviennent en début de partie de ce qui est autorisé ou interdit.

Variante proposée par l'Escale à jeux

Au lieu de ramasser les billets correspondant aux dés uniques, on ne peut ramasser que les billets qui n'apparaissent sur aucun dé ! Toutefois, si au moins un « + » est visible, soit qu'il ait été conservé d'un tour précédent, soit qu'il vienne d'apparaître, on revient à la règle normale.

Quelques précision utiles au passage :

Ne cherchez pas les noms des auteurs sur la boîte : ils n'y apparaissent pas. Alors que l'auteur des illustrations - très douteuses - figure en toutes lettres, on ne devine les auteurs que par la mention « LG+RF/BLA ». Ce qui, pour les initiés, veut dire « Lucien Geelhoed et Roberto Fraga chez Bar David Licencing Agency ».

BLA est un agent très important, doué pour placer des jeux chez de nombreux éditeurs, mais qui répugne visiblement à faire apparaître leurs noms sur les boîtes de jeux. Très souvent, les éditeurs ignorent totalement qui a fait le jeu qui leur est présenté, même une fois édité. Ils sont même parfois persuadés que les jeux sont de Bar David. On a ainsi vu Bakari annoncé à Cannes Super As d'Or 2002 avec comme nom d'auteur Bar David, alors qu'il s'agissait de Virginia Charves. Il fallait le deviner derrière les lettres « VC/BLA ».

Les succès de l'agence sont nombreux, à commencer par Villa Paletti, premier jeu de son auteur et vainqueur du Spiel des Jahres. On peut toutefois regretter que l'agence n'ait pas encore compris que les auteurs ont le droit de voir leur nom figurer sur la boîte, et pas seulement en initiales. Je ne suis pas le seul à être persuadé que le nom visible des plus connus d'entre eux a certainement un impact positif au niveau des ventes.

Et puis, il s'agit aussi un peu d'un combat qui est celui de tous les amoureux des jeux : faire reconnaître à l'auteur de jeu son statut, et en particulier son droit à voir son nom sur ses créations. Ce combat a commencé sous l'impulsion de Sid Sackson dans les années 60, et n'est visiblement pas terminé.

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François Haffner
avant 2009