Titre

Caylus

Auteur William Attia  
Éditeurs Millennium  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’éditeur

Ystari  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’éditeur
Année 2005
Joueurs 2 à 5
Public ados, adultes
Durée 2 h
Caractéristiques multiprimé, inadapté aux daltoniens
Mécanismes affectation de travailleurs, économie, gestion
Thèmes histoire, Moyen Âge
Emplacements étagères du rayon C, jeu commençant par C, rayon C
Festival de Cannes Sélectionné 2007
Deutscher Spiele Preis 1er Prix 2006
Intern. Gamers Awards Meilleur jeu multijoueurs 2006
Spiel des Jahres Prix spécial « complexe » 2006
Site officiel
Règle du jeu
Vidéorègles
Ressources


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Caylus fait son entrée dans le club très fermé des coups de cœur de l'Escale à jeux. Caylus n'était pourtant pas favori pour entrer dans le Panthéon. Des règles longues (six pages écrites en petits caractères) et parsemées de nombreux cas particuliers. Une durée de jeu annoncée de plus de deux heures, et qui tient largement ses promesses. Des stratégies et conditions de victoire basées sur de multiples critères, qui font qu'on peut gagner de multiples façons. Bref, tout ce qui me fait fuir un jeu était réuni dans Caylus. Enfin, plus exactement, tout ce qui me fait fuir un jeu à mon âge avancé, mais que je reconnais avoir beaucoup apprécié lorsque j'étais plus jeune, quand la télévision n'existait pas, et qu'on allait au travail en chaise à porteurs…

Je pense qu'il en est des jeux comme de la grande cuisine. Les restaurants les plus réputés enchantent nos palais de deux manières. Ils peuvent nous surprendre, en nous servant des mets jusqu'ici inconnus. Ils peuvent aussi nous étonner, par l'excellence qu'ils mettent à réaliser un gratin dauphinois ou une terrine de légumes réussis à la perfection. La première méthode est la plus facile. Il suffit de dégotter un fruit inconnu, de marier une épice rare avec une viande exotique. Mais la seconde méthode est plus méritoire, car des gratins dauphinois, on en a tous mangés quelques uns. Et il n'est pas facile de nous surprendre en arrangeant quelques pommes de terre et un peu de crème fraîche (surtout pas de gruyère, ce serait criminel).

Pourtant, c'est le pari qu'a réussi William Attia, que je ne connais pas, mais auquel je tire mon chapeau. Les jeux de gestion, ce n'est pas ce qui manque dans les rayons des vendeurs-conseils spécialisés en bons jeux. Il y en a eu quelques uns de réussis, parmi lesquels on pourrait peut-être citer, au premier rang, Puerto Rico. Il y en a eu aussi pas mal de ratés. Ce n'est pas si facile que ça de nous faire jouer à travailler !

Caylus ne brille donc pas par les nouveautés des mécanismes. L'auteur a certes fait preuve d'imagination pour nous proposer quelques règles singulières. Mais pour l'essentiel, les idées utilisées dans Caylus ne sont pas nouvelles. Pas plus que les pommes de terre ou la crème fraîche. Ce qui fait la force de Caylus, c'est le parfait équilibre. Pas trop salé, pas trop poivré, juste ce qu'il faut.

Le seul inconvénient, je l'ai déjà dit, c'est l'apprentissage et l'investissement en temps pour organiser votre première partie. Il va falloir sacrifier quelqu'un dans votre groupe de joueurs, pour lire et relire les règles, et les assimiler afin de pouvoir les expliquer aux autres. Il sera aidé dans sa tâche par la très pratique fiche de résumé mise au point par Jeux de Nim (cliquez sur l'image à droite).

La première partie est un grand moment de bonheur. Quand on se réveille, trois ou quatre heures se sont écoulées, et on ne les a pas vu passer. Une seule envie : y rejouer. Ce que j'ai fait. Ce que je referai.

« Et le jeu, comment fonctionne-t-il ? », me direz-vous. « Vous le verrez bien quand vous y jouerez ! », vous répondrai-je. Je ne vais quand même pas vous expliquer la recette du gratin dauphinois…


Une version intermédiaire des tuiles. Chaque tuile résume autour d'un dessin les conditions d'acquisition, les gains et les fonctionnalités du bâtiment.

Une couverture inspirée

Même si on ne parle pas bien la langue de Serrepoire, BoardGameGeek reste un magnifique livre d'images. J'y ai trouvé cette amusant rapprochement entre le roi Philippe IV le Bel interprété par Georges Marchal dans la série Les Rois Maudits (1972) et la couverture de Caylus.

Merci à Digenvez pour sa perspicacité !

Bibliographie

  • Jeux sur un plateau n°21 Afficher le sommaire
    des jeux abordés
    dans « Jeux sur un plateau n°21 »
  • Plato n° 2 Afficher le sommaire
    des jeux abordés
    dans « Plato n° 2 »
  • Plato n° 13 Afficher le sommaire
    des jeux abordés
    dans « Plato n° 13 »
  • Plato n° 48 Afficher le sommaire
    des jeux abordés
    dans « Plato n° 48 »
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François Haffner
avant 2009