Titre

Plateaux

Auteur Hendrik Simon  
Éditeur Winning Moves  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’éditeur
Année 2010
Joueurs 2 à 4
Public enfants, ados, adultes
Durée 30 min
Caractéristiques jeu de pions, tablier carré et pions, tablier 7 x 7 cases et pions, variante
Mécanismes combinatoire, empilement, maîtrise
Thème urbanisme, construction
Emplacements étagères du rayon P, jeu commençant par P, rayon P
Règle du jeu
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J'ai personnellement une aversion pour l'expression « jeu de plateau » qui ne veut, selon mon avis, absolument rien dire. J'ai participé à de nombreux débats sur ce sujet, dans la vie réelle et sur la toile, et les divers points de vue semblent inconciliables. Comme le sujet présente pratiquement le même intérêt que le sexe des anges, je ne m'étendrai pas davantage.

Et voilà que nous arrive un jeu que son éditeur, pourtant allemand, a dénommé Plateaux (ou Plateau X selon la façon qu'a chacun de lire le titre). Et pour une fois, tout le monde va être d'accord : Plateaux est bel et bien un jeu de plateaux. Mais avec un « x » final, puisque les pions cheminent sur des plateaux (eux-mêmes disposés sur un tablier de jeu

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).

Si vous aimez les créations qui savent prendre de la hauteur, si vous appréciez Torres, Java ou Taluva, vous ne serez pas dépaysé. Le mécanisme central est en effet le même : on crée peu à peu un terrain en relief, sur lequel on fait cheminer son pion. Et comme chacun peut l'imaginer, on essaye de l'amener le plus haut possible !

Le tour d'un joueur se compose d'une seule action, parmi trois possibles :

  1. On peut poser une pièce.
  2. On peut mettre son pion en jeu au niveau du sol (une seule fois par partie).
  3. On peut déplacer son pion d'autant de cases qu'on le désire, mais en respectant trois contraintes :
    • les déplacements doivent être orthogonaux ;
    • à chaque changement de case, il faut monter ou descendre d'exactement un niveau ;
    • il n'est pas possible de passer ou d'aller sur une case appartenant à un plateau déjà occupé par un adversaire.

Plateaux se pratique idéalement à deux ou à quatre par équipes.

On peut aussi y jouer à trois ou quatre individuellement, ce qui introduit une part de diplomatie. Les phénomènes de «  faiseur de rois

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 » sont cependant trop importants, et peuvent considérablement gâcher la partie. Mon conseil est donc de ne jouer qu'à deux, ou deux équipes.

Dans cette configuration, et en utilisant deux pions chacun, le challenge le plus intéressant est de déclarer perdant le joueur ou l'équipe dont l'un des pions est le plus bas.

Quelques erreurs dans les règles françaises

Deux erreurs se sont glissées dans les règles.

La première, sans grande conséquence, est dans la position de départ pour quatre joueurs. Chacun dispose de deux pièces simples, comme on le voit sur le dessin, et non d'une seule pièce comme écrit dans le texte.

La seconde est plus importante. Le jeu se termine en effet lorsqu'un joueur ne peut plus poser de pièce, ni de son stock, ni du stock commun, et qu'il ne veut pas déplacer son pion (et non qu'il ne peut pas le déplacer, comme écrit par erreur.)

Variante Escale à jeux pour trois ou quatre joueurs

Le jeu à trois ou quatre est terriblement faussé. Si vous tenez absolument à jouer à ce nombre, je vous conseille la variante de l'Escale à jeux.

Lorsqu'on joue à trois ou quatre, il est parfois possible qu'une alliance ponctuelle se forme pour éliminer un pion adverse. Deux ou trois pièces posées en un tour de table peuvent en effet immobiliser définitivement un pion qui se retrouve entièrement entouré de falaises. Pour pallier ce défaut, je vous propose une quatrième action que j'appellerais « de déblocage » :

  1. On peut retirer son pion, si on l'estime mal engagé, et le reposer devant soi. Il faudra une autre action pour le réintroduire.

Variante anti-falaise

Parfois le jeu vire à la construction de buildings. À peine une pièce posée, une autre vient s'y ajouter dans le seul but d'empêcher le pion d'y monter.

On peut combattre cet « anti-jeu » en ajoutant la contrainte suivante :

  • Toute tuile posée doit comporter au moins une case accessible par un mouvement normal, soit depuis le niveau zéro, soit par un pion déjà en jeu.

En guise de conclusion

Je n'aime habituellement pas modifier un jeu existant. Mais Plateaux est tellement prometteur que je ne peux me satisfaire de ses règles, à mon avis insuffisantes. C'est pourquoi je vous propose ces variantes, qui pourraient permettre de sauver les parties à trois ou quatre joueurs.

En tout état de cause, Plateaux est excellent à deux, sans modification : c'est probablement le nombre de joueurs pour lequel il a été conçu.

Bibliographie

  • Plato n° 36 Afficher le sommaire
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    dans « Plato n° 36 »
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François Haffner
Paul Lequesne
3 octobre 2010