Titre

La Route du verre

Auteur Uwe Rosenberg  
Éditeur Filosofia  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’éditeur
Année 2013
Joueurs 1 à 4
Public ados, adultes
Durée 1 h 15
Mécanismes amélioration de tableau, choix simultané, économie, gestion
Thèmes histoire, Moyen Âge, urbanisme, construction
Emplacements étagères du rayon R, jeu commençant par R, rayon R
Deutscher Spiele Preis 9e Prix 2014
Règle du jeu
Ressources


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Une présentation par Bruce Demaugé-Bost  
Quelques présentations sont rédigées par des amis de l’Escale à jeux, tous fins connaisseurs du domaine des jeux de société. Les notes sont attribuées par le webmestre.

La Route du verre est un jeu moins lourd qu'il n'y paraît de prime abord. Uwe Rosenberg, auteur prolifique de beaux succès d'édition (le tordu Bohnanza, l'excellent Agricola, le long Le Havre, le bizarre Aux portes de Loyang, le costaud Ora et Labora, le lourd Caverna…) a l'habitude de nous surprendre avec de gros jeux durant plusieurs heures. Il ne faut toutefois pas se laisser abuser par les 20 (!) pages de la règle de La Route du verre : une fois ingurgitées en amont par un courageux et dévoué joueur, le jeu s'explique en dix minutes. Explication qui n'en prendra plus que cinq après la première partie.

Le but est de marquer le plus de points possible en posant des bâtiments sur notre terrain personnel. Ces bâtiments se construisent en posant des cartes de notre jeu personnel (identique à celui des autres joueurs), cartes qui permettent également d'obtenir des matières premières. Du connu, donc. Deux originalités viennent (sacrément) corser le tout : la gestion des cartes et nos deux fabriques. 

Parmi les 15 cartes de notre paquet il nous faut en choisir 5, au début de chacune des quatre manches qui constituent une partie. Il y a donc un peu de programmation… Au début de chacun des trois tours qui composent une manche, tous les joueurs posent simultanément devant eux une carte, face cachée. Celle-ci correspond aux deux actions qu'ils souhaitent réaliser… Sauf que, lorsqu'ils la révèlent, si un autre joueur possède la même carte en main, il lui faudra la jouer et les adversaires concernés ne pourront plus faire qu'une seule des deux actions (au choix) de la carte en question. Aïe ! Au cours d'une manche, un joueur chanceux pourra donc réaliser jusqu'à 2×3 actions tout seul + 2 actions bonus grâce aux autres, tandis qu'un poissard devra se contenter de 3 pauvres actions. Il est donc utile d'anticiper le jeu de ses adversaires pour ne pas en faire les frais.

Deux roues, par ailleurs, représentent d'une façon très originale et très bien pensée des fabriques de verre et de briques : la récupération de matières premières engendre automatiquement la création du produit fini (et nécessite une réflexion qui fait parfois frôler la surcharge cognitive). Il n'est pas rare de voir s'effondrer une jolie programmation parce que le bois que l'on vient de récupérer a aussitôt été transformé en verre…

La durée annoncée pour une partie de 20 minutes par joueur est réaliste, et il est même possible de jouer tout seul (comme Uwe Rosenberg se fait un plaisir à le permettre dans la plupart de ses grands jeux). Si, par ailleurs, vous ne connaissez pas cet auteur et voulez débuter en douceur, je vous conseille Le Havre - Le Port fluvial et Agricola - Terres d’élevage, des versions pour deux joueurs, moins chères, rapides, et dotés de règles plus légères que les jeux de même nom en (bonnes) grosses boîtes.

Bibliographie

  • Plato n° 68 Afficher le sommaire
    des jeux abordés
    dans « Plato n° 68 »
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Bruce Demaugé-Bost
Paul Lequesne
26 novembre 2017