Titre

Longhorn

Auteur Bruno Cathala  Cliquez pour accéder au
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Éditeur Blue Orange  Cliquez pour accéder au
site officiel de l’éditeur
Année 2013
Joueurs 2
Public enfants, ados, adultes
Durée 15 min
Mécanismes gain par élimination, gain par score
Thèmes animaux, animaux de la ferme, Far West, histoire, policier, vaches
Emplacement tiroirs du rayon L
Règle du jeu
Résumé
Ressources


Le jeu sur
BoardGameGeek


Galerie photos sur
BoardGameGeek


Le jeu sur
Jedisjeux


Le jeu sur
Club de La Rochelle


Le jeu sur
Myludo


Le jeu sur
Jeux de NIM


Le jeu sur
Tric Trac
                 
Une présentation par Guillaume Lémery  
Quelques présentations sont rédigées par des amis de l’Escale à jeux, tous fins connaisseurs du domaine des jeux de société. Les notes sont attribuées par le webmestre.

Alors que Five Tribes vient d’arriver sur les étals et commence juste une carrière qui paraît déjà glorieuse (j’y reviens dans quelques lignes, et je lui consacrerai une critique dans quelques semaines), Longhorn est aussi un jeu de Bruno Cathala dont la sortie est passée plus inaperçue l'an dernier. À tel point d’ailleurs que je l’ai complètement loupée, et que c’est uniquement à travers quelques excellents retours parvenus jusqu’à moi que je me suis décidé à l’acheter pour les vacances (choix d’autant plus juste que la boîte est petite).

Longhorn est un jeu pour deux joueurs exclusivement de Bruno Cathala qui est un des rares auteurs à régulièrement proposer des jeux pour deux. C’est même d’ailleurs ainsi qu’il a commencé il y a un peu plus de dix ans avec trois jeux duo chez Descartes Éditeur : Guerre & Bêêêh !, Drake & Drake et Tony & Tino. On retrouve ici le thème du western si cher à l’auteur : les longhorns sont ces vaches aux longues cornes si caractéristiques. Les joueurs incarnent chacun un bandit qui va tenter de voler un maximum de vaches.
Le plateau est constitué de neuf cases sur lesquelles sont réparties des vaches (en quatre couleurs) et des jetons Action. Les joueurs disposent d’un jeton sur le plateau. À son tour, un joueur doit prendre toutes les vaches d’une couleur disponibles sur la case du jeton Joueur. Puis, il doit déplacer le jeton d’autant de cases que le nombre de vaches qu’il a récupérées. C’est alors à l’autre joueur de jouer. Si un joueur prend la dernière vache d’une tuile, il récupère le jeton Action et applique son effet immédiatement (cela peut rapporter des points supplémentaires en fin de partie, lui permettre de rejouer un tour, voler son adversaire ou bien souffrir d’un effet négatif comme la famine/maladie, le serpent ou encore être arrêté par le Shérif). La partie s’arrête dans plusieurs cas : si un joueur a récupéré les neuf vaches d’une même couleur, il gagne instantanément la partie (cas extrêmement rare), si un joueur est arrêté par le Shérif, il perd instantanément la partie (cas probable si le jeton Shérif est pioché en début de partie). Sinon, quand le jeton Joueur ne peut plus être déplacé sur une tuile contenant des vaches, on procède au décompte. Chaque vache marque autant de points que le nombre de vaches encore présentes sur le plateau x 100. À cela s’ajoutent les primes gagnées avec les jetons. Le joueur avec le meilleur score gagne la partie.

Je finis habituellement mes avis en parlant du matériel. Je vais faire l’inverse cette fois-ci car les illustrations de Vincent Dutrait sont sublimes et aident à l’immersion dans le thème. Pour le reste, c’est du tout bon : règle claire et précise, matériel de qualité, et même la taille de la boîte est optimisée : il n’y a pas de place perdue, ce sont mes étagères qui sont contentes

Au niveau des mécanismes, on retrouve plusieurs points communs avec Five Tribes (action activée sur la dernière tuile, mode de déplacement). La ressemblance n’est pas fortuite : en effet, lors de la création du jeu, Bruno travaillait au départ sur un seul jeu. À des fins de simplification sans doute, il a finalement séparé ses idées pour proposer deux jeux distincts. Bien lui en a pris, car la règle de Longhorn est du coup on ne peut plus simple, et c’est le décompte des points qui lui apporte son côté retors et qui donne tout son sel au jeu.

On se retrouve donc devant un jeu où il va falloir que les joueurs anticipent au mieux les actions disponibles pour eux, mais aussi les choix qu’ils laisseront à l’adversaire, sans que cela ne soit vraiment possible en début de partie tant les possibilités sont nombreuses. S’ensuivent donc une série de tours où les joueurs jouent un peu au hasard, à l’intuition ou avec une vague idée de stratégie (ex : tenter de rafler toutes les vaches orange) avant que les choses se décantent un peu et que la lisibilité s’améliore. On peut alors tomber dans l’écueil classique de ce type de jeux à contrainte (qu’on retrouve dans Mana, Drôles de zèbres ou Babylone), c’est que le joueur qui parvient à anticiper plus de coups que son adversaire a de grandes chances de l’emporter, surtout si vous jouez avec le Shérif (sinon, c’est déjà plus dur d’arriver à calculer en plus les scores, etc). Pour éviter cela, je vous conseille de ne pas jouer avec le Shérif dont la sanction est sans appel (défaite sèche du joueur.

Malgré tout, les choix sont nombreux, il y a une part de frustration inhérente à ce type de mécanismes, et comme les parties sont courtes, on a tendance à en enchaîner plusieurs.

En terme de rejouabilité, rien à redire. Si l’on peut certes regretter que les tuiles n’aient aucune différence entre le recto et le verso, le fait de disposer le plateau puis d’ajouter au hasard les jetons Actions et les vaches permet au jeu de toujours se renouveler et aux joueurs de varier les stratégies.

Que retenir de Longhorn ? Sans être parmi les incontournables des jeux à deux, il reste un jeu intelligent que je recommande à qui souhaite étoffer sa ludothèque pour deux joueurs. C’est un best-of des mécanismes que Bruno Cathala a déjà utilisés dans ses autres jeux, mais c’est surtout son système de calcul des points qui vous garantit de nombreux choix pendant les parties et cette envie de toujours rejouer sitôt une partie terminée.

Bibliographie

  • Plato n° 66 Afficher le sommaire
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    dans « Plato n° 66 »
                 

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Guillaume Lémery
5 octobre 2014